| Titre : | Le Parti pris des choses : Précédé de Douze petits écrits et suivi de Proêmes | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Francis Ponge (1899-1988), Auteur | | Editeur : | Paris : Gallimard | | Année de publication : | 1988 | | Collection : | Poésie num. 16 | | Importance : | 221 p. | | Format : | 18 cm | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-07-030223-9 | | Langues : | Français | | Catégories : | Littérature Littérature française Poésie Ponge, Francis (1899-1988)
| | Résumé : | L'huître
L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos.
À l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en-dessus s'affaissent sur les cieux d'en-dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner. (source éditeur) |
Le Parti pris des choses : Précédé de Douze petits écrits et suivi de Proêmes [texte imprimé] / Francis Ponge (1899-1988), Auteur . - Paris : Gallimard, 1988 . - 221 p. ; 18 cm. - ( Poésie; 16) . ISBN : 978-2-07-030223-9 Langues : Français | Catégories : | Littérature Littérature française Poésie Ponge, Francis (1899-1988)
| | Résumé : | L'huître
L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos.
À l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en-dessus s'affaissent sur les cieux d'en-dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner. (source éditeur) |
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