| Titre : | Hélène Cixous : parlure | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Colin Lemoine (1978-....) | | Editeur : | Paris : Ed. des cendres | | Année de publication : | 2025 | | Importance : | 21 p. | | Présentation : | ill. en n. et b. | | Format : | 26 cm | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-86742-327-7 | | Prix : | 15 EUR | | Langues : | Français | | Catégories : | Cixous, Hélène (1937-....) Littérature
| | Résumé : | Un texte adressé par l'auteur à Hélène Cixous, sa voix, sa présence… Enlevé et magnifique à la fois…
« C’est chose étrange de parler, de prononcer des mots dans l’air, en l’air, d’envoyer hors de sa bouche des phrases vives qui vont dans l’atmosphère tels les flèches et les oiseaux, les avions ou les feuilles. Les mots sont des aéronefs, nos tympans des tarmacs. Ça vole, ça plane et ça atterrit. […] Dans l’éther épais qui ouate nos corps, d’invisibles guillemets flottent et tanguent, des chevrons suspendus ouvrent des phrases inépuisables qui espèrent être entendues.
J’aime cette idée : la parole est une substance. De la matière. Je me dis souvent que si nous parvenions à lui donner forme et couleur, notre parole ressemblerait aux corps astraux des tables tournantes ou aux ectoplasmes surgissant des bouches occultes ainsi que des giclées de fleurs, des grosses bulles de chewing-gum, des vapeurs épaisses de fumée ou des chrysalides soyeuses. Parler : expectorer. » (source éditeur) |
Hélène Cixous : parlure [texte imprimé] / Colin Lemoine (1978-....) . - Paris : Ed. des cendres, 2025 . - 21 p. : ill. en n. et b. ; 26 cm. ISBN : 978-2-86742-327-7 : 15 EUR Langues : Français | Catégories : | Cixous, Hélène (1937-....) Littérature
| | Résumé : | Un texte adressé par l'auteur à Hélène Cixous, sa voix, sa présence… Enlevé et magnifique à la fois…
« C’est chose étrange de parler, de prononcer des mots dans l’air, en l’air, d’envoyer hors de sa bouche des phrases vives qui vont dans l’atmosphère tels les flèches et les oiseaux, les avions ou les feuilles. Les mots sont des aéronefs, nos tympans des tarmacs. Ça vole, ça plane et ça atterrit. […] Dans l’éther épais qui ouate nos corps, d’invisibles guillemets flottent et tanguent, des chevrons suspendus ouvrent des phrases inépuisables qui espèrent être entendues.
J’aime cette idée : la parole est une substance. De la matière. Je me dis souvent que si nous parvenions à lui donner forme et couleur, notre parole ressemblerait aux corps astraux des tables tournantes ou aux ectoplasmes surgissant des bouches occultes ainsi que des giclées de fleurs, des grosses bulles de chewing-gum, des vapeurs épaisses de fumée ou des chrysalides soyeuses. Parler : expectorer. » (source éditeur) |
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