| Titre : | Homo Aestheticus : l'invention du goût à l'âge démocratique | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Luc Ferry (1951-....), Auteur | | Editeur : | Paris : Grasset | | Année de publication : | 1990 | | Collection : | Le Collège de philosophie, ISSN 1142-3072 | | Importance : | 1 vol. (441 p.) | | Format : | 23 cm | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-246-38121-1 | | Langues : | Français | | Catégories : | Esthétique Subjectivité
| | Résumé : | Avec leurs expositions sans tableaux ou leurs concerts de silence, les avant-gardes finissantes ont tourné les formes traditionnelles de l'art en dérision et annoncé à leur insu l'éclectisme "postmoderne" : à défaut de choquer ou de subvertir, les oeuvres en sont venues à exprimer la vision du monde propre à leur créateur plus que le monde lui-même. L'acosmisme de l'esthétique contemporaine apporte une singulière confirmation à la thèse nietzschéenne selon laquelle la vérité de l'art résiderait dans la subjectivité de l'artiste ; les "produits culturels" tendent à devenir des cartes de visite élaborées - le rapport à la réalité objective étant dès lors le monopole des sciences positives. Comment cet étrange partage des rôles qui domine toute la culture démocratique en est-il venu à s'instaurer ? C'est une longue histoire, qui commence au milieu du XVIIe siècle avec l'invention de la notion de goût : véritable révolution aux termes de laquelle, pour la première fois sans doute dans l'histoire de l'humanité, l'essentiel de l'art consiste à plaire à la sensibilité subjective. Mais si le beau est affaire de goût, comment pourrait-il faire l'objet d'un consensus ? Comment penser des règles communes dans un univers qui sacralise la volonté des sujets ? [Résumé de l'éditeur] |
Homo Aestheticus : l'invention du goût à l'âge démocratique [texte imprimé] / Luc Ferry (1951-....), Auteur . - Paris : Grasset, 1990 . - 1 vol. (441 p.) ; 23 cm. - ( Le Collège de philosophie, ISSN 1142-3072) . ISBN : 978-2-246-38121-1 Langues : Français | Catégories : | Esthétique Subjectivité
| | Résumé : | Avec leurs expositions sans tableaux ou leurs concerts de silence, les avant-gardes finissantes ont tourné les formes traditionnelles de l'art en dérision et annoncé à leur insu l'éclectisme "postmoderne" : à défaut de choquer ou de subvertir, les oeuvres en sont venues à exprimer la vision du monde propre à leur créateur plus que le monde lui-même. L'acosmisme de l'esthétique contemporaine apporte une singulière confirmation à la thèse nietzschéenne selon laquelle la vérité de l'art résiderait dans la subjectivité de l'artiste ; les "produits culturels" tendent à devenir des cartes de visite élaborées - le rapport à la réalité objective étant dès lors le monopole des sciences positives. Comment cet étrange partage des rôles qui domine toute la culture démocratique en est-il venu à s'instaurer ? C'est une longue histoire, qui commence au milieu du XVIIe siècle avec l'invention de la notion de goût : véritable révolution aux termes de laquelle, pour la première fois sans doute dans l'histoire de l'humanité, l'essentiel de l'art consiste à plaire à la sensibilité subjective. Mais si le beau est affaire de goût, comment pourrait-il faire l'objet d'un consensus ? Comment penser des règles communes dans un univers qui sacralise la volonté des sujets ? [Résumé de l'éditeur] |
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