Titre : | L'adresse au paysage : figures de la montagne de Jean-Antoine Linck à Marianne Werefkin ; [exposition, Chambéry, Musée des beaux-arts de Chambéry, 12 mai-5 novembre 2023] | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Jean-François Chevrier, Auteur ; Elia Pijollet, Auteur | Congrès : | Musée des beaux-arts, Auteur | Année de publication : | 2023 | Importance : | 1 vol. (158 p.) | Présentation : | ill. en coul. | Format : | 23 cm | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-35428-195-3 | Note générale : | En appendice, extr. de textes littéraires sur le thème
Bibliogr. p. 156-157. Webliogr. p. 157 | Langues : | Français | Catégories : | Alpes Littérature Montagnes Paysage Peinture -- France -- 19e siècle Photographie
| Index. décimale : | 704.943 | Résumé : | « La montagne », une et multiple, est une formation géologique immémoriale et vivante, une entité topographique et une construction imaginaire, un objet d’étude et une projection fantasmatique, un milieu habité et un motif pictural inépuisable… Cette complexité déborde les disciplines du savoir, comme si le paysage détenait un secret. Si l’on peut s’adresser au paysage, c’est qu’il est autre chose ou plus qu’une étendue géographique, un milieu biologique, ou le cadre d’un récit. L’adresse est une forme d’approche. Dans l’apprentissage historique de la haute montagne, le contact avec une puissance lointaine, hostile et menaçante, fut déterminant. L’image, picturale, graphique ou photographique, a facilité, sinon permis, la rencontre.
Dans la peinture, le paysage de montagne a connu un apogée dans les années 1840-1910. Le livre met en perspective cette histoire des regards et des formes en remontant aux années 1770 : soit le moment où, avec le tournant romantique des Lumières, la moyenne et haute montagne des Alpes devint un sujet pour les artistes. Les œuvres reproduites sont principalement des « vues » (peintes, dessinées, gravées ou photographiées) : des figurations réalistes définies par un point de vue et un cadrage. Mais le travail à l’intérieur de la vue déplace les représentations. L’approche scientifique et le regard subjectif ne sont pas antinomiques, ils peuvent se rencontrer : la frontière est souvent mince entre vue et vision, et ce d’autant plus quand le sujet – les formations glaciaires ou géologiques de la haute montagne – confine lui-même au fantastique. |
L'adresse au paysage : figures de la montagne de Jean-Antoine Linck à Marianne Werefkin ; [exposition, Chambéry, Musée des beaux-arts de Chambéry, 12 mai-5 novembre 2023] [texte imprimé] / Jean-François Chevrier, Auteur ; Elia Pijollet, Auteur / Musée des beaux-arts, Auteur . - 2023 . - 1 vol. (158 p.) : ill. en coul. ; 23 cm. ISBN : 978-2-35428-195-3 En appendice, extr. de textes littéraires sur le thème
Bibliogr. p. 156-157. Webliogr. p. 157 Langues : Français Catégories : | Alpes Littérature Montagnes Paysage Peinture -- France -- 19e siècle Photographie
| Index. décimale : | 704.943 | Résumé : | « La montagne », une et multiple, est une formation géologique immémoriale et vivante, une entité topographique et une construction imaginaire, un objet d’étude et une projection fantasmatique, un milieu habité et un motif pictural inépuisable… Cette complexité déborde les disciplines du savoir, comme si le paysage détenait un secret. Si l’on peut s’adresser au paysage, c’est qu’il est autre chose ou plus qu’une étendue géographique, un milieu biologique, ou le cadre d’un récit. L’adresse est une forme d’approche. Dans l’apprentissage historique de la haute montagne, le contact avec une puissance lointaine, hostile et menaçante, fut déterminant. L’image, picturale, graphique ou photographique, a facilité, sinon permis, la rencontre.
Dans la peinture, le paysage de montagne a connu un apogée dans les années 1840-1910. Le livre met en perspective cette histoire des regards et des formes en remontant aux années 1770 : soit le moment où, avec le tournant romantique des Lumières, la moyenne et haute montagne des Alpes devint un sujet pour les artistes. Les œuvres reproduites sont principalement des « vues » (peintes, dessinées, gravées ou photographiées) : des figurations réalistes définies par un point de vue et un cadrage. Mais le travail à l’intérieur de la vue déplace les représentations. L’approche scientifique et le regard subjectif ne sont pas antinomiques, ils peuvent se rencontrer : la frontière est souvent mince entre vue et vision, et ce d’autant plus quand le sujet – les formations glaciaires ou géologiques de la haute montagne – confine lui-même au fantastique. |
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